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Mon site internet ne fonctionne plus : que vérifier en 10 minutes ?
Testez le site depuis un autre réseau, relevez le message exact et vérifiez le domaine et le certificat. Ces contrôles suffisent souvent à savoir qui doit intervenir.
La réponse en bref
Commencez par ouvrir le site depuis un téléphone connecté en 4G ou 5G, avec le Wi-Fi coupé. S’il fonctionne, la panne vient probablement de votre réseau, de votre appareil ou de son cache. S’il reste inaccessible, notez l’adresse testée et le message exact affiché.
Un numéro comme 403, 404, 500, 502 ou 503 signifie qu’un serveur a répondu. Le problème se situe alors le plus souvent dans le site, sa configuration ou son hébergement. Un message comme « adresse introuvable », « délai de connexion dépassé » ou « connexion refusée » indique que la demande s’arrête plus tôt : nom de domaine, réglage DNS, réseau ou serveur indisponible.
Vérifiez ensuite la date du nom de domaine et celle du certificat de sécurité. Ne réinstallez rien au hasard. Transmettez à l’hébergeur ou au prestataire le message exact, l’heure du constat, le résultat du test sur un autre réseau et les dernières modifications connues.
Écartez une panne limitée à votre réseau
Ouvrez le site depuis un téléphone en 4G ou 5G, Wi-Fi coupé, puis depuis un second navigateur. S’il fonctionne dans l’un de ces tests, ne touchez pas au site : redémarrez d’abord le routeur, vérifiez l’heure de l’appareil et videz uniquement le cache du navigateur concerné.
Si le site reste inaccessible depuis plusieurs réseaux, recopiez le message exact. Un code numérique prouve qu’un serveur a répondu. Un message sans code peut signaler un domaine, un réglage DNS, un certificat, un réseau ou un serveur indisponible. Le tableau suivant permet de choisir la piste à vérifier.
Trouvez le bon interlocuteur
Le message affiché ne donne pas toujours la cause exacte, mais il indique où la chercher et qui peut agir. Une page de domaine parqué, par exemple, montre qu’un serveur répond bien — simplement, ce n’est plus celui qui héberge votre site.
| Ce que vous voyez | Le serveur a répondu ? | Cause la plus probable | Qui corrige |
|---|---|---|---|
| 500 — Erreur interne du serveur | Oui | Erreur du code du site : extension incompatible, fichier de configuration ou règle de réécriture invalide | Le prestataire |
| 502 — Bad Gateway | Oui, un serveur intermédiaire | Le serveur applicatif derrière est arrêté | L’hébergeur en mutualisé, le prestataire ailleurs |
| 503 — Service Unavailable | Oui | Maintenance déclarée, ou limite de l’offre d’hébergement atteinte | L’hébergeur ou le prestataire |
| 403 — Forbidden | Oui | Droits de fichiers, pare-feu applicatif qui bloque le visiteur | L’hébergeur ou le prestataire |
| 404 sur toutes les pages, sauf l’accueil | Oui | Règles de réécriture perdues (cas fréquent sous WordPress) | Le prestataire |
| Page « domaine parqué » ou page par défaut de l’hébergeur | Oui, mais ce n’est pas votre site | Le domaine ne pointe plus vers votre hébergement | L’hébergeur et le bureau d’enregistrement |
| Page « compte suspendu » | Oui | Impayé, dépassement de ressources, contenu signalé | L’hébergeur, et lui seul |
| « Adresse introuvable » | Non | Le nom de domaine n’existe plus dans le DNS | Le bureau d’enregistrement |
| « Délai de connexion dépassé » | Non | Le domaine renvoie vers une adresse, mais rien n’y répond | L’hébergeur |
| « Connexion refusée » | Non | La machine répond mais ferme la porte, ou est en surcharge | L’hébergeur |
| « Votre connexion n’est pas privée » | Oui, mais bloqué avant l’affichage | Certificat expiré, ou horloge de votre propre ordinateur | Vérifier d’abord l’heure de l’appareil, puis le certificat |
Voir le détail technique : tester HTTP, DNS et le certificat
Tester la réponse HTTP
Remplacez example.fr par le domaine concerné :
curl -I --max-time 10 https://example.frRelevez le code de statut, la ligne « server », les éventuelles redirections et le temps avant l’erreur. Refaites le test en visant http:// pour savoir si la redirection vers HTTPS fonctionne. N’utilisez pas l’option qui ignore les erreurs de certificat pour conclure que le site est accessible aux visiteurs.
Vérifier le DNS
dig +short A example.fr
dig +short AAAA example.fr
dig +short NS example.frUne absence de réponse A et AAAA explique qu’aucune adresse ne soit trouvée. Comparez ensuite la réponse du résolveur habituel avec un résolveur public. Si elles diffèrent juste après un changement, relevez la durée de cache (TTL) avant de modifier de nouveau la zone.
| Ce que vous changez | Délai observé ou maximal selon le cas |
|---|---|
| Serveurs de noms d’un .fr | 1 heure |
| Serveurs de noms d’un .com | 48 heures |
| Un nom qui vient d’être supprimé (réponse « n’existe pas ») | 10 à 15 minutes |
Pour un .fr, ouvrez :
https://rdap.nic.fr/domain/example.frLes champs utiles sont le bureau d’enregistrement, les statuts, les serveurs de noms et les événements datés. Une période de récupération doit conduire à contacter immédiatement le bureau d’enregistrement d’origine.
Lire le certificat présenté par le serveur
openssl s_client -connect example.fr:443 -servername example.fr </dev/null 2>/dev/null \
| openssl x509 -noout -subject -issuer -datesVérifiez que le nom demandé figure bien dans le certificat, que la date de fin n’est pas dépassée et que le serveur présente la chaîne attendue. Un certificat valide en fichier mais absent de la configuration du serveur ne corrige pas l’alerte du navigateur.
Vérifier WordPress sans aggraver la panne
Avant de désactiver une extension, conservez les fichiers et la base. Consultez le courriel du compte administrateur et les journaux PHP. Vérifiez ensuite, dans cet ordre, une mise à jour interrompue, l’extension ou le thème cité dans l’erreur, la connexion à la base et les règles de réécriture. Ne cumulez pas plusieurs modifications avant un nouveau test : sinon, la cause devient impossible à isoler.
Reconnaissez les trois erreurs courantes de WordPress
WordPress affiche lui-même certains messages. Ils ne prouvent pas une panne générale de l’hébergement : ils orientent vers la base de données, une extension, un thème ou une mise à jour interrompue.
| Page affichée | Déclencheur |
|---|---|
| « Erreur lors de la connexion à la base de données » | Identifiants erronés, base de données arrêtée ou saturée, ou site compromis |
| « Il y a eu une erreur critique sur ce site » | Une erreur fatale du code, le plus souvent une extension ou un thème incompatible |
| « Indisponibilité temporaire pour cause de maintenance » | Le fichier technique qu’une mise à jour laisse pendant son exécution |
Après une erreur critique, ouvrez la boîte mail associée au compte administrateur. Depuis WordPress 5.2, un message peut contenir un lien vers le mode de récupération et indiquer l’extension ou le thème à l’origine de l’erreur.
La page de maintenance normale cesse d’être prise en compte après environ dix minutes. Si le site reste inaccessible au-delà, relevez le message exact et cherchez une autre cause au lieu d’attendre davantage.
À ne pas faire
- Supprimer des extensions au hasard avant d’avoir conservé une sauvegarde et lu le message exact
- Ignorer la boîte mail du compte administrateur après une erreur critique
- Attendre indéfiniment qu’une page de maintenance disparaisse seule
Vérifiez le renouvellement du nom de domaine
Pour un domaine en .fr, la date d’expiration n’entraîne pas à elle seule une coupure immédiate. En pratique, le site devient inaccessible lorsque l’entreprise qui gère le domaine demande sa suppression, souvent après une facture de renouvellement impayée. Cette entreprise est votre bureau d’enregistrement ; ce n’est pas l’AFNIC qui coupe le site.
Après la demande de suppression d’un .fr, le domaine reste récupérable pendant 30 jours auprès du même bureau d’enregistrement. Pour un .com ou un .net, le calendrier comporte une période de grâce, une période de récupération puis une suppression. Dans tous les cas, contactez sans attendre le bureau d’enregistrement indiqué dans l’annuaire du domaine.
Si vous ne savez plus qui gère le domaine, utilisez l’outil public de l’AFNIC pour un .fr ou un service RDAP pour les autres extensions. Relevez le nom du bureau d’enregistrement, le statut du domaine et sa date d’expiration. La lecture détaillée de la réponse technique figure dans le volet ci-dessus.
Vérifiez l’horloge puis le certificat
Commencez par vérifier la date, l’heure et le fuseau horaire de l’appareil. Une horloge incorrecte peut produire la même alerte qu’un certificat expiré. Testez ensuite depuis un second appareil. Si l’alerte reste présente, le certificat du site doit être contrôlé et renouvelé.
Depuis le 15 mars 2026, un certificat public ne peut plus être valide pendant plus de 200 jours. Cette durée passera à 100 jours en mars 2027, puis à 47 jours en mars 2029. Un renouvellement annuel effectué à la main ne suffit donc plus : le renouvellement doit être automatique et surveillé.
Comprenez pourquoi l’ancienne adresse reste visible
Après une modification DNS, certains réseaux continuent temporairement d’utiliser l’ancienne réponse enregistrée dans leur cache. La nouvelle valeur est déjà publiée à la source ; il faut attendre que chaque cache arrive à la fin de sa durée de validité et la redemande.
Le délai dépend donc du réglage modifié et de sa durée de cache. Les « 24 à 48 heures » souvent annoncées ne s’appliquent pas à tous les changements. Un test depuis plusieurs réseaux et un outil de contrôle DNS permettent de distinguer un cache encore valide d’une configuration incorrecte.
Envoyez un diagnostic précis à l’hébergeur
Relevez l’adresse exacte, le code ou le message complet, l’heure du constat, le résultat du test depuis un autre réseau, la dernière modification connue, le statut du domaine et la date du certificat. Joignez une capture d’écran sans masquer le message.
Depuis [heure et fuseau], l’adresse [URL] affiche « [message exact] ». Le même résultat apparaît depuis [autre réseau/appareil]. La dernière modification connue est [modification ou « aucune »]. Le domaine est enregistré chez [bureau d’enregistrement] et expire le [date]. Le certificat expire le [date]. Pouvez-vous confirmer si le serveur reçoit la requête et indiquer l’erreur relevée dans vos journaux à cette heure ?Passez du diagnostic de panne à la procédure d’incident
Des fichiers inconnus, de nouveaux comptes, des redirections ou des courriels envoyés sans action de votre part indiquent autre chose qu’une panne. Ne nettoyez pas le site immédiatement : conservez d’abord les preuves, coupez l’accès public et suivez la procédure des 72 premières heures après un piratage.
Ce qu’il faut demander à votre prestataire
Quel code ou quelle erreur vos journaux montrent-ils à l’heure exacte de la panne ?
Un code, un extrait horodaté et le service qui l’a produit.
Le serveur, la base de données et le nom de domaine sont-ils tous actifs et renouvelés ?
Un statut et une date pour chacun des trois éléments, pas une réponse globale sur « le site ».
Le certificat se renouvelle-t-il automatiquement, et quelle alerte est envoyée si ce renouvellement échoue ?
Le mécanisme de renouvellement, la prochaine échéance et le destinataire de l’alerte.
Quelle surveillance détecte une indisponibilité, qui reçoit l’alerte et après combien de minutes ?
Le nom de l’outil, la fréquence du contrôle, le seuil de déclenchement et une personne responsable.
Quel délai maximal de rétablissement est écrit dans notre contrat ?
Un nombre d’heures ou de jours figurant au contrat, avec les exclusions éventuelles.
Les sources
- IETF — RFC 9110, HTTP Semantics
Définitions normatives des codes 403, 404, 500, 502, 503, 504.
- IETF — RFC 9499, DNS Terminology
Confirme l’absence de « propagation » dans le vocabulaire normatif du DNS.
- WordPress.org — Common errors
Les causes officielles des trois pages d’erreur de WordPress, dont le mode de récupération depuis la version 5.2.
- AFNIC — Charte de nommage, version du 5 mai 2025
Le renouvellement tacite d’un .fr et le calendrier de suppression.
- ICANN — Expired Registration Recovery Policy
Le calendrier exact des .com et .net après expiration.
- CA/Browser Forum — Baseline Requirements, version 2.2.9
Le calendrier de réduction de la durée de validité des certificats TLS.
- Let’s Encrypt — FAQ officielle
Les durées de validité et de mise en cache des validations de domaine.
